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  On reprend la lecture des trois derniers tomes de « Haut-Royaume » de Pierre Pevel après une petite pause BD.

L'Enfer Blanc

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"Terreur" Dan Simmons. Roman. Robert Laffont, 2008.    Traduit de l'américain par Jean-Daniel Brèque. Dans ces deux genres littéraires que sont le fantastique et la science-fiction, Dan Simmons appartient à la catégorie des poids lourds. C'est avec bonheur que je me souviens des heures passées à lire le cycle d' " Hypérion " ainsi que «  L' É chiquier du Mal  ». Puis l'engouement pour cet auteur s'était quelque peu refroidi pour moi suite à la lecture laborieuse et indigeste du dyptique «  Illium-Olympos  » qui m'avait laissé très dubitatif. Heureusement, c'est avec un grand plaisir que j'ai pu renouer avec cet auteur suite à la lecture de «  Terreur  ». Encore un pavé, certes, comme excelle à en produire Dan Simmons, mais quel pavé !  Voici en effet un ouvrage de plus de mille pages qui va nous entraîner dans une aventure dantesque retraçant la dramatique expédition polaire de Sir John Franklin , partie d'Angleterre le 19 m...

L'homme qui valait trois milliards

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"Le dernier de son espèce" Andreas Eschbach. Roman. Librairie L'Atalante, 2006. Enfant, Duane Fitzgerald rêvait de devenir Steve Austin, l'homme qui valait trois milliards . Quelques années plus tard, lorsque le premier volet de Terminator est sorti au cinema, Duane, devenu un jeune homme, s'est identifié au personnage, copiant le look et la démarche du cyborg incarné par Arnold Schwarzenegger. Ce que Duane ne savait pas, c'est que, en s'engageant dans le corps des Marines, son rêve d'enfant allait un jour être exaucé.  A la fin des années 80, le président Reagan donna son feu vert à un projet ultra-secret qui consistait en la création d'une unité expérimentale de super-soldats dotés d'un appareillage électronique impressionnant. Sélectionné avec quelques autres camarades, Duane va accepter avec enthousiasme de participer à ce projet. Il subira de très nombreuses opérations chirurgicales qui vont faire de lui un autre homme. Son corps s...

L' Histoire et la Pratique de la magie anglaise

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"Jonathan Strange & Mr. Norrell" Susanna Clarke. Roman. Robert Laffont, 2007.   Traduit de l'anglais par Isabelle D. Philippe. Ayant vu ça-et-là nombre de critiques peu amènes à propos de ce roman, j’ai longuement hésité avant de me résoudre à me le procurer. Puis un jour j’ai sauté le pas et je dois dire que les vertes critiques que j’avais lues au sujet de ce pavé de 1140 pages me semblent aujourd’hui totalement infondées au regard de ce que j’ai pu découvrir en lisant cet épais roman. Oubliées, les remarques sur la longueur de ce récit prétendument interminable où il ne se passe rien sur des centaines de pages; oubliées également les attaques sur le style pesant et les dialogues infiniment longs qui prennent place sur l’action. N’en déplaise aux détracteurs de ce roman, nous ne sommes pas ici devant un ouvrage de la minceur de l’Amélie Nothomb annuel que l’on nous livre tous les ans à l’automne. Nous ne sommes pas non plus devant un de ces récits au rythme ...

La guerre de Troie n'aura pas lieu.

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"Ilium - Olympos" Dan Simmons. Roman. Robert Laffont 2004 & 2006. Traduit de l'américain par Jean-Michel Brèque. Dan Simmons est un de ces auteurs de S.F. que j'ai connu sur le tard avec le cycle « Hypérion-Endimyon » puis peu de temps après avec « L'échiquier du Mal ». J'avais été emballé par ces romans extrêmement bien construits, riches en rebondissements et servis par un imaginaire foisonnant propice à une immersion totale dans l'univers présenté par l'auteur. Aussi, quand s'est trouvé à ma disposition le diptyque « Ilium-Olympos », c'est sans hésitation que je me suis lancé dans la lecture de ce qui se présentait à mes yeux comme un nouvel évenement dans la littérature S.F. L'attribution du Prix Locus 2004 à « Ilium », premier opus de cette dilogie, ne pouvait que m'encourager à me lancer dans cette oeuvre imposante qui frise les 2000 pages. J'ai donc commencé « Ilium » avec enthousiasme, me régalant d'avance à ...

"L'homme en Noir fuyait à travers le désert...et le Pistolero le suivait..."

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"La Tour Sombre" Stephen King. Roman. Editions J'ai Lu, 1991-2005 Traduit de l'américain par Marie de Prémonville. Je ne vais pas vous mentir en vous donnant à croire que j'ai lu les 4000 pages de « La Tour Sombre » en quelques jours. Non, cet immense cycle romanesque signé Stephen King, je l'ai lu en pointillés, en alternance avec d' autres lectures, sur une période d'un an et demi et c'est avec une certaine satisfaction (mais aussi avec soulagement) que je viens d'en clore le 7ème et dernier tome. S'il existe et s'il restera une oeuvre emblématique illustrant la carrière de romancier de Stephen King, il se pourrait bien que celle-ci soit justement « La Tour Sombre », vaste épopée qui renferme en elle-même toutes les caractéristiques et toutes les influences de cet auteur. De plus, ce cycle romanesque peut s'apparenter à l'oeuvre de toute une vie étant donné qu'il a fallu à Stephen King environ trente ans pour la mener à s...

Ghost for sale

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"Le Costume du Mort" Joe Hill. Roman. Editions Jean-Claude Lattès, 2008. Traduit de l'américain par Valérie Rosier. Justin Cowzynski, alias Judas Coyne, cinquante-quatre ans, est une star vieillissante de la scène Heavy Metal. Retiré dans sa ferme de l'état de New-York, il occupe son temps à composer de nouveaux titres pour un futur album et partage son habitation avec son agent Danny Wootten et sa petite amie du moment, Georgia. Jude est un collectionneur. Il collectionne les groupies avec qui il vit quelques temps et qu'il baptise selon l'état dont elles sont originaires. Mais comme tout amateur de Hard-Rock, il est attiré par les objets morbides. Ainsi, sa collection recèle le crâne d'un paysan trépané au XVIème siècle pour en faire fuir les démons, des dessins réalisés par un serial-killer célèbre, la confession d'une sorcière du XVIIème siècle, un noeud coulant qui servit à pendre un homme en Angleterre au début du XXème siècle, un échiquier ayant...

La Caverne

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"QUINZINZINZILI" Régis Messac. Roman. Editions de l'Arbre vengeur, 2008. Qui, de nos jours, connaît encore cet auteur atypique que fut Régis Messac ? Né en Charente-Maritime en 1893, fils d'instituteur, il deviendra à son tour enseignant après avoir été blessé d'une balle dans la tête lors de la première guerre mondiale. De 1923 à 1929, il s'expatrie d'abord en Grande-Bretagne puis au Canada où il occupe un poste de progfesseur à l'Université Mc Gill de Montreal. De retour en France, il devient chroniqueur pour de nombreuses revues littéraires, syndicales et pacifistes. C'est au cours des années 30 qu'il crée la revue « les Hypermondes » où il met en avant un genre littéraire jusqu'ici boudé par le public : la Science-Fiction. Car Régis messac est un précurseur; déjà, en 1929 il soutient une thèse sur « le Detective Novel » et l'influence de la pensée scientifique qui mettra en avant – avec le succès qu'elle connaît depuis – la li...

Des Anges et des Machines

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"Les conjurés de Florence" Paul J. Mc Auley. Roman. Editions Denoël, 1999. Traduit de l'anglais par Olivier Deparis et Marie-Catherine Caillava. C'est dans les premières années du XVIème siècle que nous entraîne le roman de Paul J. Mc Auley, et plus précisément dans la République de Florence, perle de la Toscane. Mais cette Florence là n'est pas celle que nous connaissons au travers de nos manuels d'Histoire. En effet, dans cette vision décalée de l'Italie de la Renaissance, le grand Léonard de Vinci a renoncé à la peinture pour se consacrer entièrement à la réalisation de ses machines. Grâce à lui, la République florentine vit sa première révolution industrielle, les rues de la cité voient circuler des véhicules à vapeur, le cours de l'Arno est sillonné par des bateaux à aubes et les machines de guerre créées par le grand inventeur ont fait de la ville une grande puissance économique et militaire qui attire bien des convoitises de la part de ses rivau...

Bye Bye Harry !

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"Harry Potter et les Reliques de la Mort" J.K. Rowling. Roman. Gallimard, 2007 Traduit de l'anglais par Jean-François Ménard. Et voilà, c'est fini. J'ai refermé le 7ème et dernier tome des aventures de Harry Potter. C'est avec un peu de tristesse mais aussi de soulagement que je quitte les aventures du jeune sorcier. Tristesse parce que depuis presque dix ans j'ai suivi de loin en loin les péripéties de Harry et de ses attachants compagnons. Soulagement parce que je pense qu'au delà de ces sept tomes la recette serait très rapidement devenue indigeste. Mais voilà, la boucle est bouclée et J.K. Rowling a eu la sagesse de ne pas continuer infiniment une série dont le succès n'est plus à démontrer mais qui – ce n'est que mon humble avis – commençait à donner des signes d'essoufflement. Il fallait donc en finir et tirer un trait définitif sur les aventures du jeune sorcier de Poudlard engagé dans sa lutte contre les forces du mal incarnées par...