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Affichage des articles associés au libellé Littérature asiatique (Chine)

Les 108 brigands des Monts-Liang

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"Au bord de l'eau" Shi Nai-an. Roman. Editions Gallimard, 1977.   Traduit du chinois par Jacques Dars. Aussi populaire en Chine que le sont en Occident «  Don Quichotte  » ou «  Les trois mousquetaires  », «  Au bord de l’eau  » est peut-être le classique de la littérature chinoise le plus célèbre dans tout l’Empire du Milieu. S’inspirant de faits réels survenus lors du premier tiers du XIIe siècle, dans les dernières années de la dynastie des Song du Nord , le récit relate les aventures d’une armée de hors-la-loi insurgés contre le pouvoir sous le règne de l’Empereur Hui-Zong . Cette insurrection - une parmi tant d’autres dans l’histoire de la Chine - qui tint longtemps en échec les armées impériales, a donné lieu à nombre de récits et d’anecdotes relatant les hauts-faits de ces valeureux brigands. Très vite, la tradition orale, par le biais des conteurs, s’est en effet emparée des aventures des 108 brigands des marais des Monts-Liang, d...

Le loup des steppes

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"Le Totem du Loup" Jiang Rong. Roman. Bourin Editeur, 2007 Traduit du chinois par Yan Hansheng et Lisa Carducci. En cette fin des années 1960, alors que la Révolution Culturelle bat son plein, Chen Zhen et trois autres jeunes étudiants, originaires de Pékin et fils de personnalités jugées « réactionnaires », se portent volontaires pour s'établir en Mongolie intérieure auprès d'un groupe de pasteurs nomades mongols de la steppe Olon Bulag. Là, ils vont apprendre le mode de vie de ces descendants de Gengis-Khan , fils de la steppe, qui élèvent leurs bœufs, moutons et chevaux dans ces vastes étendues soumises à un climat des plus rudes. C'est dans la famille du vieux chasseur Bilig que Chen Zhen va être hébergé. En compagnie du vieil homme, l'étudiant va découvrir la vie au sein de la steppe, une expérience qui transformera radicalement sa conception du monde qui l'entoure. Il va découvrir que les pasteurs mongols partagent leur espace vital avec un autre h...

Debout les damnés de la terre...

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"La mélopée de l'ail paradisiaque" Mo Yan. Roman. Editions du Seuil, 2005 Traduit du chinois par Chantal Chen - Andro. Le district de Tiantang, dans la province de Shandong , en Chine du Nord, est apparemment un endroit paisible. Les paysans du cru s'y adonnent à la monoculture de l'ail, à tel point que l'air est saturé de son odeur puissante. Ici on vit par et pour l'ail, on le cultive, on le vend, on le mange à toutes les sauces. Mais en ce milieu des années 1980 , le district de Tiantang va être le théâtre d'évènements qui vont bouleverser l'apparente tranquillité de ses habitants. Tout commence par une histoire d'amour contrarié. Gao Ma, un jeune paysan s'est épris de Jinju, la fille de la famille Fang. Mais Jinju est promise à Liu Shengli, ce qui permettra en contrepartie au frère aîné de la jeune fille – infirme et par conséquent peu susceptible de fonder une famille – de se marier lui aussi. Mais Gao Ma ne l'entend pas de cette o...

L'unique trait de pinceau

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"Les propos sur la peinture du Moine Citrouille Amère" Shitao Traduit et commenté par Pierre Ryckmans. Essai. Plon, 2007. S'il existe dans l'Histoire une figure emblématique de la peinture chinoise, c'est bien celle de Shitao (1641? 1642 ? - 1707), moine bouddhiste, poète, calligraphe et surtout peintre de grand talent qui exprima par le biais d'un traité ses théories picturales en composant « Les propos sur la peinture du Moine Citrouille Amère ». Ce moine dénommé « Citrouille amère » n'est que l'un des multiples surnoms qu'aimait à se donner Zhu Ruoji, alias Shitao, ( Shitao est d'ailleurs l'un de ses surnoms qui signifie « Vague de pierre ») dont les plus connus sont « Le Vieillard de Qingxiang », « Le Disciple de la Grande Pureté », « Le Vénérable Aveugle », etc... C'est donc à la découverte de ces « Propos sur la peinture » que nous convie Pierre Ryckmans, en nous offrant cette magnifique traduction des écrits de Shitao, écrit...

"Celui qui se consacre aux lettres"

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"Le petit soldat du Hunan" Shen Congwen. A utobiographie. Editions Albin Michel, 1992. Editions 10/18, 1998. Traduit du chinois par Isabelle Rabut. Shen Congwen (1902-1988) nous relate dans ce récit autobiographique les vingt premières années de sa vie, entre sa naissance le 28 décembre 1902 dans la ville de Fenghuang (province du Hunan ), et son arrivée, vingt ans plus tard, à Pékin dans l'intention d'entrer à l'université Yanjing. Originaire du Xiangxi , à l'Ouest du Hunan, région qualifiée de « pays de brigands » du fait des ethnies Tujia et surtout Miao (également dénommés Hmongs) qui se sont rebellées à plusieurs reprises contre la suprématie des Hans , Shen Congwen (de son vrai nom Shen Yuehuan) est le quatrième d'une fratrie de neuf frères et soeurs. Issu d'une famille aisée de tradition militaire, le jeune garçon sera très tôt fasciné par l'image auréolée de prestige de son grand-père paternel qui fut nommé très jeune gouverneur militai...

Delirium Tremens

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"Le Pays de l'Alcool." Mo Yan. Roman. Editions du Seuil, 2000 . Traduit du chinois par Noël et Liliane Dutrait. « Jiuguo » en chinois signifie « Le Pays de l'Alcool . » La ville de Jiuguo porte bien son nom : l'alcool y coule à flots. On en fabrique, on en vend, on en consomme à outrance. On y a même érigé une Université de Distillation dans laquelle des chercheurs, « docteurs en alcoologie » élaborent de nouveaux breuvages aux dénominations aussi poétiques que farfelues : « l'Alcool des nuages et de la pluie », le « Pyramide de fourmis vertes », le « Cheval fougueux à crinière rousse » , le « Feu brûlant les nuages », le « Fleur de deuil pour Daiyu » ou encore le « Tomber amoureux au premier regard . » « A cent lis de notre cité, vous pouvez sentir les effluves d'alcool qui se répandent partout, et si votre odorat est un peu engourdi, à cinquante lis vous pourrez les sentir. Je ne fantasme pas, lorsque les Boeing arrivent dans le ciel au dessus ...

Ubu en Chine

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Du Thé d'hiver pour Pékin. Liu XINGLONG. Roman. Editions Bleu de Chine, 2004 Traduit du chinois par Françoise Naour. Le roman de Liu Xinglong se déroule quelque part en Chine du sud, peut-être dans la province de Hunan ou de Hubei. Loin des mégapoles acquises à l'économie de marché, la vie des paysans du cru, entre simplicité et dénuement, encore empreinte de traditions millénaires, est rythmée par le déroulement des saisons et les réunions du Parti. C'est au cours d'une de ces réunions qu'un responsable local, soucieux de plaire et de courtiser les instances supérieures de Pékin, décide d'offrir à ceux-ci du thé cueilli en plein hiver, sous la neige. Cette décision aberrante, qui va à l'encontre du bon sens et du rythme naturel de la culture des théiers, devra être exécutée par les paysans, bon gré mal gré, sous peine de se voir retirer les fonds de secours distribués annuellement. Shi Debao, chef d'un des villages désignés pour accomplir cette absurde...