Lire, c'est protester contre les insuffisances de la vie. Lire, c'est se mettre en état d'alerte permanent contre toute forme d'oppression, de tyrannie, c'est se blinder contre la manipulation de ceux qui veulent nous faire croire que vivre entre des barreaux, c'est vivre en sécurité.
Ma mittérature vous fait désirer une autre vie, que la vie réelle ne peut pas vous donner, et forge donc des esprits critiques, épris d'idéal, tandis que l'extraordinaire machinerie audiovisuelle eest là pour nous amuser et créer des sujets passifs et conformistes.
Un monde sans littérature serait un monde sans insolence. Un monde d'automates.Mario Vargas llosa
Mario Vargas llosa
"Mme de Clèves et moi, c'est du sérieux!"
"La princesse de Clèves" Mme de La Fayette. Roman. LGF, 1973. Vous l'avez sûrement remarqué, « La princesse de Clèves » de Mme de La Fayette , oeuvre romanesque emblématique de la littérature française du XVIIème siècle, a été à plusieurs reprises prise pour cible par notre caudillo en talonnettes qui, en citant ce roman, avoue implicitement ce que l'on savait déjà : son mépris pour la culture. Fer de lance et icône des Bo-beaufs, cette nouvelle engeance de crétins qui n'ont d'autre valeur que celle du porte-monnaie, notre président s'est en effet fendu de quelques piques (qui ne font rire que lui et un parterre de lèche-bottes trié sur le volet) à l'encontre de ce texte qui, rappelons-le, incarne un tournant décisif dans l'histoire de la littérature française. Petit retour sur les déclarations du principicule de Neuilly-sur-Seine, au cas où vous n'en auriez pas eu connaissance : Tout commence le 23 février 2006 à Lyon devant un parterre de m...

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