mercredi 14 mars 2007

Lost in Space

"Le Cycle de Tschaï." Jack Vance. Roman. Editions J'AI LU, 1999.
Traduit de l' américain par Michel Deutsch.





Parce qu'il à reçu un appel de détresse provenant de l'énigmatique planète Tschaï, le vaisseau spatial Explorator IV a franchi douze années-lumières. Arrivé à destination, le vaisseau est détruit par une attaque soudaine et inattendue. Le seul survivant, Adam Reith, s'écrase sur la surface de cette planète inconnue. Quelle n'est pas sa surprise quand il rencontre sur ce monde d'autres êtres humains vivant en tribus nomades et primitives. Capturé et asservi par les hommes-emblèmes, il assistera à leurs étranges coutumes et s'enfuira en compagnie d'un adolescent, Traz Onmale, avec qui il parcourra les continents de Tschaï dans le but de trouver le moyen de retourner vers la Terre.
Au cours de leur périple, ils seront confrontés aux différentes races qui vivent à la surface de Tschaï : des êtres humains bien sûr, mais aussi des extra-terrestres dont les Chaschs, les Wankhs, les Dirdirs et les Pnumes.
Adam Reith, accompagné de Traz Onmale et d'Anacho, l'Homme-Dirdir, vivront maintes aventures au sein d'un monde étrange, chatoyant et redoutable.
Jack Vance, qui avec « Le Cycle de Tschaï » signe un classique de la Science-Fiction, nous entraîne à la découverte d'un monde sorti tout droit de son imagination, avec ses différentes races de belligérants, sa faune et sa flore, ses coutumes et ses rites étranges, ses religions et ses modèles sociaux, sa géographie et ses mythes fondateurs, etc... qui font de ces quatre romans une grande histoire d'aventures pleine de rebondissements et d'originalité.
Le seul reproche que je pourrais faire à cette oeuvre, et qui est sûrement la conséquence de l'époque où il a été écrit ( en pleine Guerre Froide), c'est la condescendance dont use le personnage principal (ce n'est pas précisé, mais il a tout de l'américain) envers les différents habitants de Tschaï, considérés, malgré leurs avancées technologiques, comme barbares et superstitieux, et que, fort de ses convictions, il s'acharne à convertir à sa vision des choses. En cela, on peut facilement s'apercevoir que, au vu de certains évenements de l'actualité contemporaine, les choses n'ont guère changé outre-atlantique et que , forts de leur bon droit et de leur prétendue supériorité, nos amis américains ont encore du mal à accepter ce qui ne s'apparente pas à leur modèle de vie.
Cela mis à part, « Le Cycle de Tschaï » est un roman de science-fiction agréable à découvrir,l'occasion d' un bon moment de détente à la découverte d'un monde étrange et fascinant.
A noter la très belle adaptation de ce cycle en bande-dessinée, éditée chez Delcourt et réalisée par Li-An, Jean-David Morvan et Scarlett, dont on peut voir quelques planches et illustrations ici.


5 commentaires:

Nina a dit…

Je note cette série car je lis très peu de science fiction, je préfère l'héroic fantasy et comme je bosse dans une bibliothèque ça m'arrange bien d'avoir ce type d'info merci et à bientôt.

Pascal BOUALI a dit…

Nina,tu tombes très bien avec cette série qui allie S.F et Fantasy

Chimère a dit…

Jack Vance et moi ce ne fut jamais le grand amour. J'ai eu beau essayer et rééssayer, je n'ai jamais réussi à finir un seul de ses romans sauf Cugel l'astucieux que je recommande d'ailleurs.

Pascal BOUALI a dit…

C'est la première fois, avec "Le Cycle de Tschaï" que j'ouvre un livre de Jack Vance. Il est sûr en tout cas que je préfère de loin Frank Herbert ou Dan Simmons mais je n'ai pas trouvé cette lecture fastidieuse. Je note ton conseil en ce qui concerne " Cugel l'astucieux". Merci Chimère.

yueyin a dit…

Moi je suis une grande fan de vance, quand j'étais ado j'ai lu et relu ce cycle de Tschai.. bien que le côté conedescendant du héro m'ai égalemetn agacé, je ne me lassait pas de parcurir ce monde - c'est mon côté anthropologue... La série des Alastor du même auteur est égalemetn intéressante, cugel bien sûr et si tu as l'occasion de mettre la main sur un vieux livre d'or de la sf... celui de vance réuni quelques novellas excellentes, ce format entre nouvelle et roman etait apparemment son domaine d'excellence (ouh c'est qu'il me rend bavarde ce vance !)