mercredi 9 mai 2007

Lasciate Ogne Speranza...


"La Main de Dante" Nick Tosches . Roman. Albin Michel, 2003.
Traduit de l'américain par François Lasquin.



Le titre, la couverture du livre évoquant un ancien manuscrit, le symbole étrange en dessous, tout fait penser, à priori, à un enième Da Vinci Chose. L'argument principal et point de départ du roman, à savoir la découverte par un prêtre sicilien employé à la Bibliothèque Vaticane d'un manuscrit écrit de la main même de Dante, pourrait faire craindre le pire en nous resservant une fois de plus la soupe du complot à l'échelle planétaire où viendraient s'inviter les Templiers, le Saint-Graal et l'Opus Dei.
Que l'on se rassure, il n'en est rien ! Et l'on s'en aperçoit dès les premières pages de ce roman qui commence comme un film de Tarantino et qui se poursuit à la manière d'un Malcolm Lowry mâtiné de Larry Brown, de James Ellroy, d'Hubert Selby Jr. et de Charles Bukowski.

Ce côté polar alterne avec des chapitres évoquant la vie de Dante dans la Florence du XIIIè et du XIVè siècles.

On y suit, avec une poésie et une érudition qui ne sont pas sans rappeler Timothy Findley et Umberto Eco, les méditations, spéculations et dialogues allégoriques et spirituels auxquels s'est livré le poète avant de rédiger la Vita Nuova et la Divina Commedia.


De son enfance et sa première rencontre avec Béatrice jusqu'à sa mort en 1321, nous suivons le poète dans ses difficiles tentatives de concilier son art avec le prosaïsme du quotidien d'où découlera son engagement pour les Guelfes qui lui vaudra d'être condamné à l'exil lorsque le parti se divisera en deux factions antagonistes. On y suit, presque pas à pas, l'élaboration laborieuse de l'oeuvre poétique de Dante, ses influences faites d' emprunts à la Kabbale, aux Pères de l'Eglise, aux auteurs latins ainsi qu'aux troubadours occitans créateurs de l'Amour Courtois. On le suit également dans ses hésitations et dans ses doutes face à son oeuvre :


« [...] il se rendit compte avec accablement qu'il avait passé le plus clair de sa vie à porter des jugements tout en se figurant par la pensée que c'était une manière de servir Dieu et le don que Dieu lui avait accordé, condamnant toute pensée en des cercles infinis tracés dans la poussière d'une érudition sans âme, posant au pèlerin humble et pur tout en expédiant les uns en Enfer et les autres en Paradis au gré de sa plume et de sa fantaisie. Il avait consigné dans son Inferno tous les écrivains d'une stature supérieure à la sienne, sous le prétexte – élaboré à l'aide de la pensée – qu'ils ne donnaient pas aux forces du Tout le même nom que lui ; et dans le même temps, d'un autre trait de plume, il avait élévé au rang d'une divinité une jeune dame de Florence dont toute la sainteté se ramenait au fait qu'il ne l'avait jamais serrée dans ses bras et qu'elle était morte grasse et moustachue après en avoir épuisé un autre. Elle ne ressemblait certes pas à la Vénus Anadyomède dont il avait voué tous les laudateurs à la damnation éternelle. Elle n'était guère plus, il était bien obligé de le reconnaître, qu'un artifice banal et éculé que lui avaient inspiré ses lectures, de même qu'il avait pillé sans vergogne les poètes anciens qu'il avait précipités en Enfer, faisant pour ainsi dire d'une pierre deux coups, les dépouillant au moment où il les poussait vers l'abîme. Sa Béatrice n'était rien d'autre qu'un de ces habiles subterfuges poétiques que ses contemporains prisaient tant.
Et que dire de sa prétendue érudition, des couronnes qu'il tressait à des philosophes et à des poètes dont il n'avait jamais lu une ligne ? Et des fausses justifications qu'il s'était données en damnant ses ennemis personnels sous prétexte qu'ils étaient les ennemis de Dieu et de l'humanité tout entière ?
Puisque les manoeuvres politiques insidieuses de Boniface VIII avaient abouti à l'exil du poète, la malfaisance de Boniface occupait plus de place dans son oeuvre que celle de Satan lui-même. N'était-ce pas là faire de la théologie à peu de frais ?
Il n'était qu'un imposteur. »


Le roman nous invite ainsi à de nombreux allers-retours entre le Moyen-Age et notre XXIè siècle où un gang maffieux new-yorkais tente de mettre la main sur le seul manuscrit écrit de la main même de Dante afin d'en tirer de juteux bénéfices. Mais il faut avant tout en prouver l'authenticité et pour cela ils font appel à un écrivain spécialiste de Dante : un certain Nick Tosches qui ne leur est pas inconnu car originaire lui aussi des anciens quartiers pauvres de Brooklyn réhabilités en résidences pour Bobos :

« C'était le bon vieux temps, celui où quand on regardait vers le bas de Manhattan on ne voyait rien d'autre que l'immensité du ciel et de grands buildings majestueux qui dataient d'une époque révolue ; où la dégradation urbaine ( usines et entrepôts désaffectés ou encore grouillant d'activités, terrains vagues, quais menaçant ruine, venelles obscures, ces lieux où un enfant découvre tant de trésors ) se paraît d'un charme mystérieux qui lui donnait l'allure d'une de ces forêts enchantées qu'on voit dans les livres d'images. Depuis, ce panorama a été détruit par les gigantesques tours jumelles, monuments de laideur, d'insignifiance et de médiocrité qui désormais le dominent, des monuments de laideur, d'insignifiance et de médiocrité un peu moins hauts se dressent au dessus des décharges contrôlées, les usines et entrepôts désaffectés sont devenus des résidences de luxe vouées à la « convivialité », les terrains vagues ont été comblés pour faire place à d'autres immeubles du même acabit, on a condamné les venelles obscures, les quais dangereusement affaissés ont été remplacés par des « espaces récréatifs » et de lugubres « promenades », et même les enfants ne sont plus des enfants mais des espèces d'informes poupées en papier mâché fabriquées avec les pages du supplément « Vie Pratique » du New-York Times, produits de la moderne « parentalité » qui sévit dans ces lieux « conviviaux », tenus en laisse tandis qu'ils prennent part à des « activités festives » dans les « espaces récréatifs », dénutris par un régime insipide composé de « politiquement correct », d'ordinateurs, de télévision et de « diète équilibrée » entrecoupée ça et là de "gâteries " et autres "grignotages gourmands ", créatures privées d'endroits où rôder, d'imagination et de liberté, issues d'une matrice aérobiquement modelée et échographiée jusqu'à plus soif, affublées d'un prénom à la mode, condamnées à l'existence stérile et sans vie qui est désormais le lot de tout un chacun dans cet univers stérile et sans vie. »


Car Nick Tosches, cet ancien gamin de Brooklyn est un homme désabusé, condamné du fait de son diabète à une mort plus ou moins proche, un homme qui porte sur le monde et la société américaine un regard lucide et acerbe :

« A l'aéroport, le seul autre passager assis dans l'espace fumeurs de la salle d'attente des premières était porteur d'un petit attaché-case en vinyle noir sur lequel étaient inscrits en rouge les mots EUROPEAN SOCIETY OF CARDIOLOGY.
C'était un monsieur d'allure distinguée, aux cheveux poivre et sel, et tandis qu'il fumait tranquillement je lui expliquai en souriant que le tableau qu'il formait avec son attaché-case et la cigarette sur laquelle il tirait avec délice me plaisait beaucoup. Prenant soudain conscience du paradoxe que cela représentait, il se mit à sourire à son tour.
-N'en parlez à personne, dit-il en affectant un ton de conspirateur.
Il venait de débarquer de Stockholm, où il avait prononcé une allocution lors d'un congrès international de cardiologie. Les spécialistes qui participaient à ce congrès avaient tous reçus des attachés-cases semblables.
Au moment où notre brève conversation approchait de sa fin, je lui demandai si ses obligations de congressiste lui avaient laissé un peu de temps libre à Stockholm.
-Vous avez déjà été à Stockholm ?
-Non.
-Du temps libre à Stockholm, c'est comme du temps libre au Purgatoire. Il n'y a rien à faire à Stockholm.
L'espace d'un moment, nous tirâmes sur nos cigarettes en silence. Il me demanda si ça m'ennuierait qu'il allume la télé pour regarder les infos. Ca m'ennuyait, mais je prétendis qu'il n'en était rien.
Et c'est là que nous vîmes un zinc d'United Airlines s'écraser de plein fouet sur l'une des horribles tours jumelles de Manhattan.
On s'entre-regarda, incrédules. Puis, sans qu'on ait besoin de rien nous expliquer, on comprit que la colère d'Allah venait de s'abattre.
-United airlines, le bonheur en plein ciel, récitai-je.
Tandis que de noires fumerolles obscurcissaient le ciel, le deuxième avion frappa à son tour. Là-dessus, le médecin se mit à parler, hochant gravement la tête en guise de salut à l'ère nouvelle qui était en train de naître sous nos yeux.
-La seule chose qui puisse nous consoler, dit-il, c'est que dans leur sollicitude infinie les sages qui nous gouvernent ont protégé jusqu'au bout ces âmes innocentes des dangers du tabagisme passif.
Il alluma une autre cigarette, puis de nouveau secoua lentement la tête, négativement cette fois.
-Bienvenue à l'Apocalypse, dit-il, mais nous vous rappelons qu'il est interdit de fumer. »


Nick tosches est aussi un écrivain désabusé face à la dégradation de la littérature dûe au mercantilisme des grands groupes financiers qui ont racheté peu à peu l'ensemble des maisons d'édition américaines et ont sonné le glas des librairies indépendantes afin de servir aux lecteurs un brouet de littérature à la sauce marketing:

« Vingt-cinq ans auparavant, une bonne cinquantaine de maisons d'éditions se partageaient le marché que contrôlaient désormais six grandes sociétés multinationales. En ces temps où il existait encore des maisons autonomes dont le commerce du livre était le vrai métier, les directeurs littéraires disposaient eux-mêmes d'une assez grande marge d'autonomie. Leurs patrons, les éditeurs qui étaient à la tête des maisons d'éditions en question, n'étaient pas des bureaucrates invisibles, mais des êtres de chair et de sang. Désormais, le mot « éditeur » ne désignait plus qu'une fonction de cadre, et aucun « éditeur » n'était plus libre d'agir à son gré. Le pouvoir appartenait dorénavant aux commerciaux, qui décidaient du sort des livres à partir de supputations débiles sur le ciblage du lectorat, le marketing et les prévisions de ventes. C'était un bussiness qui n'avait plus grand-chose à voir avec l'écriture. Les livres étaient des produits, parmi lesquels on estimait par-dessus tout ceux que l'on considérait, à tort le plus souvent, comme correspondant au plus petit commun dénominateur en ce qui concernait le goût des larges masses. Le prix nobel de physique Lev Landau disait que les astrophysiciens « se trompent tout le temps, mais ne doutent jamais ». Phrase qui s'appliquerait on ne peut mieux à ces nouveaux arbitres éditoriaux formés dans des écoles de commerce, ces espèces de vils lèche-bottes à moitié illettrés tous vêtus de la même chemise à fines rayures bleues avec col et manchettes blancs, ces blaireaux qui ont aussi mauvais goût en matière de fringues qu'en matière de littérature.
Comme me le disait un jour mon défunt camarade Sal Scarpata, qui passa l'arme à gauche avant d'avoir atteint la quarantaine : « Tu te souviens de ces peigne-culs auxquels on soufflait toujours les filles quand on était mômes ? Eh ben, ils sont en train de prendre leur revanche. »
Ces blaireaux qui se trompent tout le temps mais ne doutent jamais s'accrochaient contre vents et marées à l'arrogante chimère selon laquelle ils auraient été capables de prédire et de manipuler la consommation des masses ; et, alors même que leurs propres bilans comptables prouvaient qu'ils se mettaient le doigt dans l'oeil jusqu'au coude, la bureaucratie invisible ne semblait pas remettre cette chimère en doute.
Ceux qui avaient le titre d'éditeur ou de directeur littéraire ou les deux, qui jadis étaient très au dessus des blaireaux, étaient désormais à leur botte. Un livre qu'ils souhaitaient inscrire à leur catalogue devait dorénavant être présenté sous la forme la plus putassière possible afin de se conformer au modèle défini par la chimère des blaireaux. Il fallait qu'il ait l'air d'un produit correspondant à une formule qui avait déjà fait ses preuves sur le marché actuel. On pouvait lui accoller l'étiquette de « provocant » ou d' « audacieux », de même qu'on qualifie de « nouveau » ou de « révolutionnaire » un détergent ou un antiseptique buccal, mais comme le détergent ou l'antiseptique buccal, quelle que soit l'épithète qu'on leur accolle, il fallait que le consommateur s'y retrouve, aidé par la dose requise d'arômes et de colorants artificiels. Un livre pouvait être « scandaleux », « sans concession », « dérangeant », « déjanté » ou « gore », vocables que la médiocrité ambiante tolère parfaitement, mais tout « scandaleux », « sans concession », dérangeant », « déjanté » ou « gore » qu'il soit, ne devait froisser la susceptibilité de personne, ni s'écarter des sentiers battus, ni dépasser en aucune façon les bornes de la titillation admise. [...]
Pour survivre, les directeurs littéraires n'avaient d'autre choix que de se soumettre aux blaireaux. Même s'ils avaient débuté dans le métier avec l'amour de la littérature au coeur, même s'ils continuaient de la révérer en paroles, leur seul moyen d'avancer dans la carrière était dorénavant de se mettre au service des blaireaux. Il ne pouvait plus être question de caractère, d'imagination, de courage, d'originalité, de prodigalité. Certains directeurs littéraires affichaient encore un goût pour les classiques, mais à vrai dire aucun d'eux n'aurait pu ou voulu les éditer aujourd'hui. Et si ces classiques étaient encore disponibles en librairie, à défaut d'être lus, c'était uniquement parce qu'ils figuraient sur la liste des lectures obligatoires et donc des achats obligatoires de presque toutes les victimes de la course aux peaux d'âne. Ces livres-là n'avaient rien à faire dans l'émission d'Oprah Winfrey ; ils n'étaient pas non plus assez nuls pour satisfaire aux nouveaux critères que l'édition s'était forgés en dérapant sur la pente fatale qu'elle n 'avait plus aucune chance de remonter.
Les ventes de livres étaient en chute libre, la lecture aussi. Quatre grandes chaînes de librairies contrôlaient dorénavant à elles seules près de cinquante pour cent du marché. Ce n'était plus qu'une sinistre farce. Pas d'éditeurs, pas de libraires, rien. »


On le voit, le constat est amer et Nick Tosches, dégoûté par la déliquescence du milieu éditorial, va accepter de collaborer avec le gang de Joe Black pour récupérer le manuscrit de Dante qui leur permettra, après expertise et authentification du document, d'améliorer considérablement leurs revenus. Mais les apparences sont trompeuses et ce qui devait s'avérer un jeu d'enfant pour gangsters expérimentés tournera rapidement au jeu de massacre.

Thriller, roman noir, roman historique, réflexion sur le processus de création, réquisitoire contre la subordination des auteurs aux pouvoirs financiers et politiques, oeuvre mystique et ésotérique, « La Main de Dante » est tout cela, un roman protéiforme, poétique et trash où se mêlent érudition et violence, un roman allégorique et iconoclaste, plein de bruit et de fureur mais aussi de sérénité et de contemplation, un roman atypique, drôle et intelligent que l'on regrette d'avoir à refermer une fois tournée la dernière page.


"Une maîtrise olympienne de la langue : c'est comme lire du Tennyson sous la plume de Bukowski." Library Journal


"Un de ces rares écrivains qui peut à la fois séduire, choquer, exalter ou offusquer." New York Times


"Tosches combine avec art le minimalisme d'un Jim Thompson et les débordements d'un Bukowski. Son écriture est puissante et souvent très belle." Wall Street Journal


"Il y a peu de romanciers qui auraient l'idée d'un tel livre, encore moins le culot de l'écrire... Tosches est prêt à prendre la place qui lui revient au premier- rang de la littérature américaine contemporaine." San Francisco Chronicle


"Un des écrivains les plus envoûtants et agaçants qui soient... Un chroniqueur lyrique de la culture mafieuse doublé d'un formidable érudit." Book Magazine


"Un écrivain extraordinaire." Hubert Selby, Jr.


"Tosches est le Norman Mailer de l'après-Elvis...Un Nom de la Rose mâtiné de Sopranos qui serait joué par Dennis Hopper." Village Voice


"Outrageusement ambitieux." Publishers Weekly

12 commentaires:

Lamousmé a dit…

Vendu!!!!!!!! :o))))

Moustafette a dit…

Nick Tosches doit être rassuré, la vue s'est dégagée vers Manhatan.
Encore un pavé pour cet été qui ne se refuse pas.

marie a dit…

Euh humm je ne sais pas quel film de Tarantino commence comme ça..;-) Je l'ai lu à sa sortie(il y a bien 4 ans)et m'en souviens encore de ce départ! C'est un livre hard et ardu mais vraiment tt à fait extraordinaire.
Tiens je lis "Le Cercle de Dante" en ce moment justement: ça ne joue pas vraiment dans la même cour :(

domreader a dit…

Cela fait déjà bien longtemps que je guigne sur les livres de Nick Tosches mais ce que tu en dit dans ta critique m'a convaincue que j'ai bien trop attendu.....Merci Bibliomane !

yueyin a dit…

Quel enthousiasme : je me rends, je le note, tant pis pour ma pal, tant pis pour les nuits trop courtes et tant mieux pour le reste :-)

Pascal a dit…

Je puis vous assurer que vous ne regretterez pas l'acquisition de ce bouquin. A Bientôt.

domreader a dit…

Bon, voilà, je l'ai lu et je me suis forcée à finir. Peut-être que je n'étais pas d'humeur à lire ce genre de livre, mais je crois surtout que ce n'est pas mon genre de livre. J'ai eu beaucoup de mal à naviguer entre Dante, les mafieux et Nick Tosches. Pour tout dire, à la fin, j'ai escamoté Dante et hop, un de moins! Les récits se télescopaient sans cesse, et ça m'a gênée. Curieux, d'habitude, ça ne me gêne pas. Mais à vrai dire cela m'a fait penser à Umberto Ecco (mélangé avec les Sopranos) et Umberto Ecco m'ennuie. Voilà, c'est dit, un peu honteusement, bien sûr. C'est un peu comme quand on dit qu'on apprécie guère Barbara, on a l'impression d'avoir dit un gros mot !
Point positif : j'ai été consulter des infos sur Dante sur Internet. Et Dante (tout comme le Don Quichotte de Cervantes que je n'ai pas encore lu) est remonté de quelques places dans ma LAL !

Pascal a dit…

Domreader : pas de quoi avoir honte, tout est affaire de goût personnel et de subjectivité.
Bon courage pour la lecture de Dante, j'ai essayé "l'Enfer" il y a de nombreuses années et ai laissé tomber : trop de références à des personnages de l'histoire médiévale italienne,de la mythologie ou de la Bible, un vrai fouillis et je passais mon temps à lire les notes de bas de page.
Par contre Cervantès fut un régal et je ne peux que t'encourager à entamer la lecture des aventures du chevalier à la triste figure.
Ah! J'oubliais... Une confidence: Barbara me barbe.

domreader a dit…

Mais de toutes façons je pense bien essayer à nouveau de lire un autre livre de Nick Tosches. En as-tu lu d'autres ?

Pascal a dit…

Non, celui-ci était le premier mais je retenterai sûrement l'expérience quand l'occasion se présentera.

Dorham a dit…

Livres de Nick Tosches à lire :

- "Dino" : biographie fleuve de Dean Martin. Toute l'atmosphère de l'époque, des enfances de jeune italien exilé, du Las Vegas décrépi (crépuscule des dieux).
- "Trinités" : polar mafieux érudit ; trips numérologiques et guerres des gangs sur fond de marché de la droque ; triades (et histoire ultre-érudite des triades) vs. mafia italo-américaine vieillissante.
- "La Religion des Ratés" : Arnaque au loto. Toujours la même érudtion, la même science du dialogue nerveux, la même écriture gifle.

Bonnes lectures...

Pascal a dit…

Merci beaucoup Dorham pour ces précieux renseignements qui vont me permettre de découvrir un peu plus l'univers de cet auteur