"La fille sauvage" Jim Fergus. Roman. Editions Le Cherche-Midi, 2004 Traduit de l'américain par Jean-Luc Piningre. En 1999, une galerie New-Yorkaise décide de consacrer une exposition à un obscur photographe connu pour ses clichés réalisés lors de la crise de 1929. L'auteur de ces photos, Ned Giles, âgé de quatre-vingt-quatre ans, domicilié à Albuquerque ( Nouveau-Mexique ) est invité à se rendre à l'exposition. Là, il va se retrouver devant un des clichés les plus troublants qu'il lui ait été donné de réaliser au cours de sa vie. La photo a été prise en 1932 dans une petite bourgade de l'État de Sonora. Intitulée « La Niña Bronca », elle représente une jeune indienne apache, recroquevillée en position foetale dans la cellule d'une prison. Cette photographie va replonger Ned Giles dans le passé, vers les années de son adolescence. Né à Chicago, Ned Giles va très tôt perdre ses parents. Sa mère meurt d'un cancer et quelques jours plus tard, son pèr...
"L'art de la joie" Goliarda Sapienza. Roman. Editions Viviane Hamy, 2005. Traduit de l'italien par Nathalie Castagné. Elle s'appelle Modesta et elle est née le 1er Janvier 1900 quelque part dans la campagne sicilienne. Elle grandit dans la misère, entre une mère taciturne et une sœur, Tina, handicapée mentale. Son seul univers, c'est une bicoque sombre, envahie de nuées de mouches. Un jour, alors qu'elle n'est encore qu'une enfant, un homme qui prétend être son père se présente. Il enferme la mère et la sœur de Modesta dans le cabanon qui sert de toilettes, et viole la petite fille. Le lendemain, on retrouvera la mère et la sœur massacrées à coups de couteau. Modesta sera recueillie par des religieuses et va grandir au sein d'un couvent dirigé par une abbesse férue d'astronomie, mère Leonora. Les années vont passer dans le calme de cet univers clos et Modesta , qui auparavant ne savait ni lire ni écrire, va découvrir la bibliothèque. Une bo...
On peut bien bouffer de l'huile de bagnole ! Rappelons brièvement les faits : La société Saipol , propriétaire de la marque Lesieur , et grossiste en huile, a acheté à vil prix un lot de 40 000 tonnes d'huile de tournesol ukrainienne. Exerçant son métier, cette société a revendu avec profit cette huile à d'autres multinationales de l'agroalimentaire. Un contrôle a posteriori a mis en évidence la présence frauduleuse, dans ce lot, d'huile minérale destinée à la lubrification des moteurs. Même s'il n'est pas établi que ce mélange peu ragoûtant soit méchamment toxique, eussions nous eu affaire à des gens responsables que ce lot eût immédiatement rejoint la seule destination qui lui seyait : la poubelle. Que croyez-vous qu'il arriva ? Ces empoisonneurs dont l'avidité autant que la veulerie sont sans limite, ont néanmoins décidé d'utiliser sciemment cette huile pour composer leurs produits de merde. Le pire, c'est qu'ils ont eu l'accord de...
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